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Nicolas Castano - Traversée des Vosges

Présentation d’un ambassadeur : Nicolas Castano se prépare à courir avec les loups

Les 22 et 23 juin derniers, Nicolas Castano, ultra-trailer vosgien (et oui, encore un 😉 ) s’est lancé le défi de traverser les Vosges (206 km, 7700 m D+) en courant, en autonomie et sans assistance. Il a fait appel à Tech4Race pour le suivi en temps réel de son challenge.

Cette Traversée des Vosges est une étape de préparation pour son projet « Terre de Loups », prévu pour 2022. Portrait de ce sportif qui rêve de courir avec les loups.

Depuis combien de temps pratiques-tu le trail ? D’où te vient cette passion ?

J’ai commencé le sport à l’âge de 6 ans par le vélo, mais après quelques années et un léger ras-le-bol, je me suis mis à courir, en y prenant goût immédiatement. Je n’étais d’ailleurs pas trop mauvais. Puis, de fil en aiguille, j’ai tricoté mon parcours sportif jusqu’à m’inscrire au club de triathlon de Montbéliard, vers l’âge de 12 ans. Ce qui me correspondait plutôt bien, car j’aimais rouler et courir (la natation n’a jamais été mon point fort). A partir de là, je me suis initié au roller (en basse saison), puis irréversiblement au trail, vers 2006 (le triathlète est un peu touche-à-tout). A l’époque, je ne pensais pas que c’était même possible d’envisager courir dans des côtes en montagne. Mais à force de suivre Patrick (l’ami qui m’a initié et qui faisait l’UTMB – rare « gros » événement trail à l’époque) dans les sentiers du Ballon d’Alsace, je suis devenu fou de ce sport en pleine nature. J’ai pratiqué le trail 3 années avant de partir sur Paris finir mes études de Littérature. Là, j’ai stoppé la course nature, ce qui a été un gros manque. Puis, après environ 8 ans, la coupe a débordé : je devais revenir dans ma région natale (la Franche-Comté) pour retrouver ses montagnes et ses forêts, et le sport au quotidien.

Je pense qu’on ne fait pas de bons ou de mauvais choix, on prend juste des directions grâce auxquelles on peut prendre de l’expérience et apprendre, pour avancer un peu plus loin.

Tu as récemment entrepris une « Traversée des Vosges » en courant en autonomie et sans assistance. Comment as-tu vécu cette course ?

Cette Traversée des Vosges a été difficile. Mais pas comme je m’y attendais. Je pensais que ce serait compliqué d’un point de vue du kilométrage à parcourir (206 km et 7700 m D+) et du temps d’effort, n’ayant qu’une seule expérience de l’ultra-trail sur plus de 100 km (TransGranCanaria 2017 – 125 km et 7500 m D+). En réalité, j’ai eu faim et froid. Je m’étais préparé sérieusement (entre 14 et 24 h de sport hebdomadaire) avec une reconnaissance du parcours de la Traversée un mois avant l’événement.
Seulement, j’avais mal calculé mes besoins en nourriture : je m’en suis vite rendu compte pendant mon périple, même si je ne voulais pas me l’avouer trop fort. Alors je rationnais mes ressources afin de tenir jusqu’au bout. Il est évident que mon « équipe » suiveuse aurait pu me ravitailler en quoi que ce soit, mais c’était la particularité de cette Traversée des Vosges : je voulais me lancer un pari et courir tout du long sans assistance aucune (de même pour l’eau que je puisais dans les torrents ou fontaines sur le chemin). Après 41h30 d’effort, j’ai pris la décision de m’arrêter au sommet du Ballon d’Alsace (un peu avant la ligne d’arrivée prévue), même si dans ce genre de périple cette notion n’a pas de grand fondement. Je pense qu’on ne fait pas de bons ou de mauvais choix, on prend juste des directions grâce auxquelles on peut prendre de l’expérience et apprendre, pour avancer un peu plus loin.
Je suis heureux d’avoir traversé le massif vosgien sur plus de 180 km, seul et (presque) sans assistance

A lire : le récit de l’aventure sur le site de Nicolas

Cette traversée fait partie de ta préparation pour une aventure sportive plus personnelle. Peux-tu nous en parler ?

Depuis mon retour dans l’Est, j’ai décidé de donner un autre sens à ma vie, en inventant mon propre chemin, fait de mes passions et de mes envies. Je ne suis pas spécialement dans une quête de performance sportive (même si je reste un vrai compétiteur sur les courses), mais bien plutôt dans une quête de mon moi véritable et profond. Alors j’ai décidé de partir sur la trace de mes rêves et sur celles du loup, qui me fascine depuis toujours.
Il y a un an, l’ultra-traileur Stéphane Brogniart m’a demandé si j’avais un projet, quelque chose que je voudrais faire à tout prix, un besoin pour lequel je donnerais tout. Et bien sûr, j’ai répondu : j’ai un rêve, celui de courir avec les loups. Pouvoir courir un jour avec ces grands « fantômes » sauvages est probablement impossible, mais je veux me rapprocher de cet horizon-là. Alors j’ai décidé de réaliser une autre traversée en solitaire : celle du Canada cette fois-ci (ainsi que des deux Etats américains du Montana et de l’Alaska), en passant par les Montagnes Rocheuses, sur les territoires sauvages du loup. Là où la Nature est reine par excellence.

Cette expédition s’appellera Terre Loups, et le départ est fixé aux alentours de 2022.
Cette aventure répond à un besoin de nature au sens le plus strict du terme. Je rêve depuis toujours de goûter à ces déserts infinis d’espaces sauvages.

Nicolas Castano - Traversée des VosgesQuels sont tes prochains défis en vue de ta préparation au projet « Terre Loups » ?

En vue de Terre Loups, je vais me lancer dans différents types d’aventures en solitaire (trail, triathlon, kayak, marche, etc.). Mais il y aura surtout quelques défis bien spécifiques visant à m’entraîner aux conditions réelles des montagnes canadiennes.
Ainsi, au plus froid de l’hiver prochain (entre janvier et février 2019), j’effectuerai une Grande Traversée du Jura à pied, en raquette et/ou à ski de randonnée, en solitaire et sans assistance (dans la mesure du possible) : soit près de 400 km, du Pays de Montbéliard (ma région natale, où vivent encore mes parents), à Culoz dans l’Ain (à quelques kilomètres des premiers contreforts des Alpes). Cet exercice m’invitera à répéter quotidiennement un effort d’endurance important, et ce, plusieurs jours durant, afin de perfectionner les gestes de l’itinérance au long cours en conditions hivernales (bivouac, sécurité, alimentation, hygiène, etc.), et également la gestion énergétique (très importante en condition de froid).

As-tu un usage régulier du numérique dans ta pratique ? Quels types de solutions utilises-tu ?

Pour l’essentiel de ma pratique, je dispose d’une montre GPS Garmin Fénix 3, qui me donne la durée de mon effort, la distance et le dénivelé. A l’heure d’aujourd’hui, je n’ai pas besoin d’autres informations au quotidien.

Tes proches ont pu te suivre en temps réel pendant ta « Traversée des Vosges ». Selon, toi, quel est l’intérêt d’une solution de suivi en temps réel sur ce type de challenge ?

Nicolas Castano - Traversée des Vosges

Moi qui n’y connais pas grand chose en terme de réseaux en tout genre, j’ai trouvé ça plutôt fou de pouvoir être suivi en direct sur la majeure partie de ma Traversée des Vosges. Je crois même pouvoir dire que dans la montagne, le puce GPS Tech4Race « captait » parfois mieux que le réseau téléphonique.
Le véritable intérêt de ce type de suivi – du moins pour moi – est que mon équipe puisse savoir plus ou moins exactement où je me trouve. Car même si je me lance dans des défis sans assistance, je suis en permanence en contact avec mes proches (à des fins de communication sur les réseaux sociaux), mais surtout je ne veux pas négliger l’aspect sécurité, qui reste tout de même primordial.

Car n’oublions pas qu’il y a les loups qui m’attendent… quelque part.

Pour suivre la préparation de Nicolas à son projet Terre Loups, rendez-vous sur son blog et sur Facebook.

Crédits photos : ©Laetitia Insousciance

La team Tuta

Présentation d’un ambassadeur : Gaël Run BZH, membre de la team Tuta

Présentation de Gaël Run BZH et de la team Tuta. Créée en 2017, l’équipe, dont fait partie Gaël, rassemble 8 trailers costarmoricains (22) passionnés de course à pied et de trail. Leur aide nous a été précieuse à de nombreuses reprises puisqu’ils ont emmené notre tracker GPS avec eux lors de leurs courses de préparation (trail du Cap Sizun, trail du Pays Bleu etc.). Grâce à eux, nous avons pu récolter de l’information sur plusieurs courses de différentes régions de l’Hexagone. Portrait.

Depuis combien de temps pratiques-tu la course à pied ? D’où te vient cette passion ?

Pratiquant depuis 2013, juste après ma modeste carrière amateur de footballeur dans plusieurs clubs du grand ouest.

Durant ma pratique de football, j’appréciais le fait de courir, de faire des efforts pour mes partenaires. Attaquant de formation, j’aimais  »borner » sur un terrain. Je me suis donc orienté vers la course à pied, d’abord sur route, puis rapidement vers le trail à l’arrêt de ma pratique footballistique.

Trailer et armoricain, tu as créé avec des camarades trailers le collectif TUTA. Parle-nous de cette association.

On est avant tout une bande de copains passionnés de trail. On a créé l’association « team Ultra trail d’Armor » suite à une course que l’on a fait à Millau  »les Templiers ». On faisait déjà partie d’une association et on a souhaité voler de nos propres ailes. Nous sommes huit au total et nos objectifs sont : la convivialité, se faire plaisir et se dépasser sur de la longues distances exclusivement.

Quels sont vos objectifs de la saison ?

Team TutaOn sera présent sur de multiples courses. Le premier gros pavé commun se déroulera à Annecy lors de la « MaXi Race« . Nous sommes engagés sur le 85 km et le 120 km. Le second gros objectif sera, pour une partie de la team le  »Grand Raid des Cathares » à Carcassonne et pour l’autre partie les « Templiers » à nouveau, avec des distances dépassant à chaque fois les 100km et avec de très importants dénivelés.
Entre ces courses, nous sommes inscrits sur de multiples autres événements : Landes et Bruyères, Bretagne Ultra Trail, Guerlédan, Raid du Golfe du Morbihan, marathon du Montcalm,… avec des distances allant de 33 km à plus de 100km.

Tu as pas mal de kilomètres dans les jambes. Un conseil pour un trailer débutant ?

Le premier conseil est tout d’abord de ne pas griller les étapes, de monter crescendo en termes de distances. Des 10 km, 20 km…etc puis de se stabiliser sur une distance où l’on se sent à l’aise.
L’autre conseil indissociable est de prendre un maximum de plaisir sur ses sorties en variant son programme d’entrainement. On peut se lasser si on alterne pas les séances (côtes, fractionnés, gr, route, VTT, …). On progresse davantage en intégrant des séances à la fois ludiques et variées.

Que penses-tu de développement massif du numérique dans le sport ?

Le numérique est devenu un élément important pour le trailer. Moi-même, je ne fais aucune sortie sans ma montre GPS, grâce à laquelle j’analyse par la suite les résultats, que j’aurais préalablement synchronisés via « Strava ». Le numérique fait partie de la pratique du trail/running. Tout y est décortiqué (distances, vitesse moyenne, dénivelé, calories,…). On y attache énormément d’importance et cela nous sert comme base de comparaison et de progression dans nos séances. On y devient rapidement accroc.

Selon toi, quel est l’intérêt d’une solution de suivi en temps réel lors d’un ultra-trail ?

Pour moi, et surtout pour nos proches, avoir cette possibilité d’être localisable en temps réel est juste primordiale. D’une part, ça rassure ! D’autre part, ça permet  de connaître ses temps de passages à l’instant T et de pouvoir imaginer, suivant les difficultés du parcours (dénivelés, vitesse moyenne…), à quel moment on pourra se trouver à un endroit précis. C’est notamment vérifiable sur des ultras trails. J’ai pu me rendre compte que cela marchait très bien sur des courses telles que le Grand Raid du Golfe du Morbihan, les Templiers,..

Salon Ultra Trail de Chamonix 2017

Tech4Race au Salon Ultra-Trail de Chamonix

Stand Tech4Race - Salon Ultra-trail 2017
Stand Tech4Race

Du 28 août au 1er septembre 2017, Tech4Race a quitté sa Bretagne pour la Haute-Savoie. Direction le salon de l’Ultra-Trail de Chamonix. Après le Running en avril et le Triathlon en juin, le Salon de l’Ultra-Trail a bouclé notre trilogie des salons de l’année.

Le Salon de l’Ultra-Trail, organisé dans le cadre de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), est dédié aux courses nature et à l’outdoor. Ce marché à ciel ouvert accueille chaque année plus de 50 000 visiteurs des 4 coins du monde (on s’en est aisément rendu compte, il a fallu rapidement oublier le français pour l’anglais!). Situé en plein cœur de Chamonix, le salon se déroule à quelques centaines de mètres du départ de l’UTMB et de l’arrivée de l’ensemble des courses de l’événement (PTL, TDS, OCC, CCC, UTMB).

A la veille de la commercialisation de notre solution, être présent sur ce salon était primordial. D’une part pour nous faire connaître des quelques soixante organisateurs de trails présents et d’autre part, pour évangéliser notre solution auprès des acteurs de ce sport. Et le bilan est positif : de nombreux contacts en France et à l’international et une prise de conscience de l’intérêt d’une solution de suivi en temps réel par ces derniers.

Ce salon était aussi l’occasion de rencontrer les sportifs tant amateurs qu’expérimentés. Quel plaisir de mettre des visages sur des noms et de pouvoir échanger avec des coureurs lus et suivis sur les réseaux sociaux. Merci à Bruno, Eric, Florent et Hervé d’être passés nous voir.

Nous avons évidemment profité de notre présence à Chamonix pour apprécier l’ambiance d’un des événements phares de la planète Trail. Bien que nous n’ayons pas pu nous rendre aux départs des courses, nous avons toutefois participé à l’arrivée à Chamonix du vainqueur de la TDS, j’ai nommé M. Michel Lanne – vainqueur de la CCC l’an passé. Malheureusement, nos contraintes d’emploi du temps ne nous ont pas permis d’assister au départ et à l’arrivée de l’UTMB … sur place tout du moins. Grâce à la retransmission vidéo en direct proposée par l’organisation, nous n’avons pas perdu une miette de la course. Vivement le suivi en temps réel de tous les coureurs pour avoir une vue d’ensemble de la course !

Pour conclure, nous tenons à saluer une nouvelle fois les contributeurs de notre opération de crowdfunding. Vos dons nous ont permis de participer comme prévu à cet événement important. Merci !

Damien Grimaud

Présentation d’un ambassadeur : Runner-Life, mordu du bitume

C’est au tour de Damien Grimaud, aka Runner Life, aka le coureur au tutu rose, de répondre aux questions de Tech4Race. Damien a porté notre tracker sur les 177kms du Grand Raid du Morbihan les 30 juin et 1er juillet dernier.
Portrait !

Damien grimaud - runner lifeDepuis combien de temps pratiques-tu la course à pied/trail ? D’où te viens cette passion ?

J’ai découvert le monde de la course à pied en juin 2011 avec le marathon de Rennes. A cette époque, je ne connaissais rien de cette discipline, juste qu’il fallait mettre un pied devant l’autre jusqu’à la ligne d’arrivée. Petit à petit, j’y ai pris goût à part entière et j’en suis devenu totalement drogué. Il faut aussi avouer que j’ai toujours aimé faire du sport depuis mon plus jeune âge.

Tu t’es longtemps préparé pour ce Grand Raid de 177km autour du Golfe du Morbihan. Je sais que cette course faisait partie de tes principaux objectifs pour cette saison. Comment l’as-tu vécue ?

J’ai préparé cette course depuis avril en accumulant les kilomètres mais aussi en participant à quelques courses : marathon de Paris, de Nantes,… Le Grand Raid était l’objectif de cette première partie d’année. Malheureusement, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout à cause d’une grosse douleur dans l’aine. Cette course est magnifique de part son cadre mais aussi par le défi que cela représente : essayer de parcourir 177km soit un peu plus que la distance entre Rennes-Le Mans. J’ai eu du mal à avaler la décision de devoir arrêter après 156km mais il faut aussi savoir dire stop quand le corps vous alerte. Le but du jeu est de finir mais pas au prix de sa santé.

Quel est ton prochain objectif ?

Mon prochain objectif va arriver très vite. Dès le lundi après l’Ultra-Marin, je me suis inscrit sur les « 100km de Millau » où je vais essayer de faire mieux que la première fois (15h05) et si possible aller chercher les 12h.

Que penses-tu du développement massif du numérique dans le sport ?

Le numérique fait parti de notre quotidien. Aujourd’hui, nous sommes tous connectés. En ce qui concerne le sport, il est compliqué de passer à coté de ce développement. Beaucoup de runners utilisent une montre GPS qui permet de connaître sa vitesse, sa distance, sa fréquence cardiaque.

Le running est un sport individuel mais qui devient de plus en plus collectif à cause des réseaux sociaux. Les runners partagent leurs sorties sur Facebook, Instagram mais aussi sur Strava qui est le réseau social entièrement dédié au sport.

Je pense que le numérique a de beaux jours devant lui et nous prépare de belles surprises telles que Relive, l’application du moment qui permet de revoir en vidéo votre sortie.

Le running est un sport individuel mais qui devient de plus en plus collectif à cause des réseaux sociaux.
Selon toi, quel est l’intérêt d’une solution de suivi en temps réel lors d’une course comme celle proposée par l’Ultra-Marin ?

Sur une telle course, il n’est pas simple pour nos proches de savoir exactement où nous nous situons. Ils nous attendent aux ravitaillements ou sur le bord de la route sans vraiment savoir si nous sommes loin. Tech4Race leur permet de connaître notre position. De ce fait, il devient plus simple de nous suivre et de ne pas nous louper sur le bord de la route.

Cela permet également aux personnes qui souhaitent nous suivre depuis leur canapé de le faire et de voir comment nous évoluons dans la course.

Nous pourrions imaginer des évolutions : afficher la vitesse en temps réel de la personne et ainsi savoir s’il est en difficulté ou non sur la course, la fréquence…

Suivez Runner Life sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) et sur son blog !

Stéphane Brogniart

Présentation d’un ambassadeur : Stéphane Brogniart, ultra-trailer vosgien

Le week-end du 20-21 mai, Stéphane Brogniart a traversé le massif du Jura en courant non-stop, par l’itinéraire balisé et reconnu de la GTJ, afin d’y établir un temps de référence. Départ de Pontarlier jusqu’à Saint-Germain-de-Joux. Résultat : 190 km en 26h30.

Adrien vous en parlait dernièrement. Stéphane a porté un de nos trackers pendant cette Traversée. Proches et supporters ont pu le suivre en temps réel.

Quelques questions à Stéphane Brogniart, ultra-trailer vosgien.

Stephane brogniart
© Rémi Blomme
D’où vous vient cette passion du trail ? Depuis quand le pratiquez-vous ?

Même enfant je passais beaucoup de temps à faire tous les sports, je suis avant tout de la campagne et après avoir fait du triathlon je me suis tourné vers la rando et le trail à l’age de 28 ans..
Mon premier dossard trail 2004 « les crêtes Vosgiennes »..

Vous êtes préparateur mental quand vous ne courez pas. En quoi cela influence-t-il votre pratique (et vice-versa) ?

La préparation mentale donne la possibilité d’avoir toute son attention à ce pourquoi je suis là. Identifier les pensées parasites qui emmènent mon esprit ailleurs pour la ramener là. Car pour exprimer 100% de son potentiel, il faut 100% de son attention à ce qu’on fait.

Pour exprimer 100% de son potentiel, il faut 100% de son attention à ce qu’on fait.
Comment se prépare-t-on à une Traversée du Jura de 190 km ?

Comme une autre course. En sortie d’hiver, j’ai commencé à recourir pour aller à faire 4 semaines entre 20 et 30 kilomètres jusqu’à 2 semaines de la Grande Traversée du Jura. J’ai besoin de ce gros volume à basse intensité pour intégrer la gestuelle parfaitement adaptée au terrain, la bonne résonance, dépenser le moins d’énergie possible pour un maximum de résultats.

Vos proches et supporters ont pu vous suivre en temps réel pendant la Traversée du Jura. Selon vous, quel est l’intérêt d’une solution de tracking live lors de ce type de challenge ?

C’est pour ma cellule proche une manière de savoir où je suis en live pour gérer les postes d’assistance et renseigner le public qui attend pour venir courir avec moi. Mais c’est surtout un magnifique support de communication pour toutes les personnes qui suivent l’aventure à distance derrière  leur écran. C’est ludique et donne une belle valeur ajoutée.